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Artiste peintre congolais né en 2001, je consacre mon travail à l’exploration de l’identité, de la mémoire et de la transmission culturelle. Diplômé de l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa, j’ai été reconnu parmi les 100 jeunes espoirs de la RDC en 2022, et j’ai reçu en 2024 le prix Lokumu du meilleur peintre. A travers mes oeuvres, j’interroge l’identité comme fondement essentiel d’un peuple et comme source de sa force colllective.

Pour la petite histoire, je n’ai jamais rêvé de devenir peintre. Rien ne me destinait à cela. Tout a basculé le jour où j’ai rencontré Jonathan Cecilia, en ligne, sur instagram, oui, (les réseaux sociaux peuvent parfois servir à des choses essentielles.)

A cette époque, j’étais très actif sur instagram. Je suivais de près l’actualité afro et je venais de faire mes études en publicité à l’institut des Beaux -Arts. Je publiais régulièrement de petites créations réalisées sur Photoshop. Ce travail m’a d’ailleurs permis de collaborer avec Christian Manzala, le styliste de Miss France 2017.

Un soir, comme tant d’autres, je faisais défiler instagram et je partageais des dessins réalisés dans le cadre de la communication visuelle. Oui j’étais passé par la communication visuelle à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, et c’était mon univers.

C’est alors que Jonathan m’a écrit. Un Guadeloupéen, vivant en France depuis son jeune âge. Il m’a dit simplement « je te vois peintre ».

je lui ai répondu que la peinture n’était pas mon langage. J’étais habitué à la publicité, à la communication visuelle, et surtout, j’avais déjà un autre rêve en tête : partir en Afrique du Sud pour faire du cinéma une passion née après l’arrêt de mes études en communication visuelle.

Mais Jonathan a insisté, avec bienveillance. Il m’a demandé d’essayer la peinture, juste une fois. Je lui ai dit que je n’avais rien : ni pinceaux, ni couleurs, ni toile. Il m’a répondu sans hésiter qu’il s’occuperait de tout. Moi, je devais seulement essayer. Oui un inconnu a payé pour moi mes premiers pinceaux et couleurs. Ce jour-là, sans le savoir, cet inconnu devenu aujourd’hui une famille a déclenché quelque chose de profond en moi. Ce jour là, le peintre que je suis est né.

A un moment où je n’avais plus vraiment de repères, il m’a permis de découvrir un talent que j’ignorais totalement. Pourtant, à cette période, tout était déjà engagé ailleurs. J’avais commencé à payer mon billet de retour vers ma ville et je m’étais inscrit à l’INA de Kinshasa pour faire du théâtre, avant de m’envoler vers Johannesburg pour le cinéma.

J’ai quand même suivi son conseil. J’ai peint une première petite toile : son portrait. Je l’ai posté sur Instagram, comme je le faisais avec mes dessins. Et là….Les retours ont été bouleversants. Les gens me disaient que c’était fort, que je devais prendre cela au sérieux.

Depuis ce jour-là, tout s’est enchaîné naturellement. Et me voilà aujourd’hui, peintre. Exposer mes œuvres en Guadeloupe a pour moi une valeur immense. Je considère cette terre comme celle de mon appel, celle qui m’a permis de révéler le Mbenga peintre qui sommeillait en moi.

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