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BENITO

Benito Valadié naît en région parisienne. Son enfance est très tôt marquée par l’installation de sa famille en Nouvelle Calédonie, dans le Pacifique Sud, où les blessures de l’histoire sont palpables. Cette confrontation occupera, des années plus tard, une place fondamentale dans sa démarche artistique. De retour en France à l’âge de dix ans, l’adaptation est difficile. Le dessin devient son mode d’expression privilégié, une échappatoire. Mais l’environnement familial le porte naturellement vers l’étude de l’histoire et des sciences politiques. Son grand-père maternel, espagnol républicain a fui le franquisme. Benito Valadié est imprégné de cette histoire et de son idéal. Il se destine à l’enseignement mais sans cesser de peindre. En 1996 ses études le mènent à Cuba où il séjourne trois mois. Après la Nouvelle Calédonie, ce pays constitue un nouveau tournant dans sa vie. Cuba devient sa patrie de cœur. Il multiplie dès lors les voyages entre la France et La Havane. Première exposition dans la galerie Natalia Ramirez à La Havane en 1998. Il découvre la peinture cubaine contemporaine et s’initie au réel merveilleux cher à Alejo Carpentier et dont sont imprégnés les artistes caribéens. En 2004 il s’installe en Guadeloupe où il commence à exposer régulièrement. En 2010 Benito Valadié est repéré par un galeriste ( Lambert Fine Art) alors qu’il participe à une foire d’art contemporain à New York. Depuis, il vit et travaille entre la Guadeloupe, Cuba et New York où il expose régulièrement. Les œuvres de Benito Valadié sont présentes dans des collections privées à New York, Paris, Toulouse, Montréal, Barcelone, Dresde ainsi qu’en Guadeloupe et Martinique . En 2014 Le Leslie and Lohman Museum de New York City a acquis deux de ses toiles . En 2015 il retourne à Cuba ou il passe sept mois en résidence d’artiste. Le quotidien aux côtés des cubains et les conditions de vie matérielles difficiles, l’échange avec des artistes locaux , la mutation du pays nourrissent son inspiration et contribuent à l’amorce d’un virage dans sa pratique artistique. L’univers artistique de Benito demeure résolument urbain, son champ d’expérimentation artistique est l’homme, animal urbain , champ de tous les possibles. Il propose à travers ses peintures une réflexion sur les stéréotypes identitaires et les codes culturels et politiques qu’il se plait à transgresser afin d’interroger son public. Très influencé par le Pop art et le Comics Art, le dessin occupe une place importante dans ses toiles et sa palette, toujours très colorée, crée un hiatus riche de sens entre le fond et la forme.

Benito Valadié was born in the Paris region. His childhood was marked early on by his family’s move to New Caledonia, in the South Pacific, where the scars of history were palpable. This confrontation would, years later, play a fundamental role in his artistic approach.

Returning to France at the age of ten, the adjustment was difficult. Drawing became his preferred mode of expression, an escape. But his family environment naturally led him to the study of history and political science. His maternal grandfather, a Spanish Republican, fled Franco’s regime. Benito Valadié was steeped in this history and its ideals. He intended to become a teacher but never stopped painting.

In 1996, his studies took him to Cuba, where he stayed for three months. After New Caledonia, this country marked a new turning point in his life. Cuba became his homeland. From then on, he traveled frequently between France and Havana. His first exhibition was at the Natalia Ramirez Gallery in Havana in 1998. He discovered contemporary Cuban painting and was introduced to the marvelous realism so dear to Alejo Carpentier and so imbued with Caribbean artists. In 2004, he moved to Guadeloupe, where he began exhibiting regularly.

In 2010, Benito Valadié was spotted by a gallery owner (Lambert Fine Art) while participating in a contemporary art fair in New York. Since then, he has lived and worked between Guadeloupe, Cuba, and New York, where he exhibits regularly. Benito Valadié’s works are featured in private collections in New York, Paris, Toulouse, Montreal, Barcelona, ​​Dresden, as well as in Guadeloupe and Martinique. In 2014, the Leslie and Lohman Museum in New York City acquired two of his paintings.

In 2015, he returned to Cuba, where he spent seven months in artist residency. Daily life alongside Cubans and the difficult material living conditions, the exchange with local artists, and the country’s transformation all fuel his inspiration and contribute to the beginning of a shift in his artistic practice.

Benito’s artistic universe remains resolutely urban; his field of artistic experimentation is man, an urban animal, a field of all possibilities. Through his paintings, he offers a reflection on identity stereotypes and cultural and political codes, which he enjoys transgressing in order to question his audience. Heavily influenced by Pop Art and Comic Art, drawing occupies an important place in his canvases, and his palette, always very colorful, creates a meaningful gap between content and form.